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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 17:30

Alors que la France est obligée de demander de l'aide à ses voisins européens pour lutter contre des incendies exceptionnels et que les plus hauts magistrats de notre pays parlent de clochardisation de la justice, nos parlementaires entendent faire "sauter le verrou de Bercy".

Car pour nos parlementaires, ce n'est pas tout de considérer l'appareil d'Etat comme une variable d'ajustement budgétaire, il faut à tout prix démanteler ce qui marche et qui a du sens. J'avais cru tout voir et tout entendre au moment de la désorganisation de nos régions mais le débat parlementaire de ces derniers jours pour faire "sauter le verrou de Bercy" dépasse l'entendement.

Europe 1 explique ainsi :

Peu connu du grand public, le "verrou de Bercy" est une expression utilisée pour désigner le monopole qu'exerce le Ministère du Budget sur les poursuites judiciaires en matière de fraude fiscale. Contrairement à d'autres infractions, en France, ni un procureur ni une partie civile ne peut engager de poursuites à l'encontre d'un citoyen ou d'une entité qui chercherait à se soustraire à l'impôt, seul Bercy en a le pouvoir. Plus précisément, l'administration fiscale, qui dépend du Budget, est la seule à pouvoir engager des poursuites pénales, sur avis favorable de la Commission des infractions fiscales.

 

La Commission analyse les plaintes pour fraude fiscale qu'elle reçoit mais n'est pas soumise au principe contradictoire qui veut que chaque partie puisse donner sa version des faits. De plus, ni elle ni Bercy ne sont tenus de justifier leur décision de poursuivre ou non un contribuable. La justice est obligée d'attendre son feu vert pour lancer la procédure judiciaire traditionnelle.

Le "verrou de Bercy" n'est pas un dispositif récent. Cette dérogation au droit commun a été inscrite dans la loi en 1920. La première remise en cause sérieuse est survenue en 2012, conséquence de l'affaire Cahuzac. Dans ce cas, le ministre du Budget de François Hollande était le seul à pouvoir décider d'engager des poursuites contre lui-même. Il a fallu qu'il démissionne pour la justice mette en évidence l'existence d'un compte en Suisse à nom. Plus récemment, lors de la publication des Panama Papers en 2016, le "verrou de Bercy" a également été visé, accusé de maintenir un voile sur les pratiques d'évasion fiscale.

C'est justement ce secret autour de la fraude fiscale qui a motivé les contestations lors du débat sur le projet de loi de confiance dans la vie publique. Dans un premier temps, le Sénat à majorité de droite avait adopté, contre l'avis du gouvernement, un amendement du communiste Éric Bocquet demandant un déverrouillage partiel du "verrou de Bercy", dans le cas de poursuites pénales incidentes déjà engagées.

"Vous êtes proche du pouvoir, on ne poursuit pas". Il a donc fallu débattre du sujet dans l'hémicycle, où une alliance improbable a vu le jour entre le MoDem, pourtant dans la majorité (ainsi que 12 députés LREM), et une opposition unie : les Constructifs et une partie des Républicains se sont exprimés pour un "déverrouillage" avec la Nouvelle gauche, la France insoumise, les communistes et les députés FN. Ensemble, ils ont dénoncé une "anomalie française", "injuste et inefficace". "Nous sommes le seul pays au monde où l'on ne poursuit les délits fiscaux que si on a l'autorisation du ministre des Finances", s'est insurgé sur RTL le député de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan."Vous êtes proche du pouvoir, on ne poursuit pas (...) C'est le conflit permanent au sommet de l'État", regrette-t-il.

La ministre défend le "verrou". Pour le gouvernement, ce "verrou" permet de lutter efficacement contre la fraude fiscale, notamment car, selon lui, il est parfois préférable de négocier avec les fraudeurs que les poursuivre. La garde des Sceaux Nicole Belloubet a également évoqué "la technicité de la matière fiscale et des garanties apportées au contribuable" par la saisine de la commission des infractions fiscales, le fait qu'en cas de "fraude grave" l'administration "ne transige pas" et qu'une plainte peut être déposée par le ministre. La ministre a enfin défendu "une vision nationale et homogène des dossiers" ou des "rentrées fiscales pas négligeables" avec ce dispositif.

Finalement, la majorité progressiste a suivi la Ministre BELLOUBET pour maintenir l'existant mais une commission va toutefois se réunir pour réfléchir à l'opportunité d'une évolution...

Pour autant, cette dépêche d'Europe 1 fait froid dans le dos quant au niveau des parlementaires sur le fonctionnement de la justice et de l'administration fiscale. Des stages pourraient peut-être être organisés pour les nouveaux élus, comme pour les anciens, pour qu'ils visitent toutes les administrations publiques et qu'ils aient une idée claire des rouages.

Ainsi, d'après les parlementaires, seul le ministre CAHUZAC pouvait déclencher des poursuites judiciaires contre lui-même et il a fallu qu'il démissionne pour que la justice enquête. Il semble également que dans l'esprit de certains l'affaire PANAMA PAPERS caractérise une omerta sur l'évasion fiscale.

Voilà des réflexions totalement invraisemblables et dénuées de sens. Pour l'affaire CAHUZAC, on ne voit pas comment le Ministre fautif aurait pu bloquer son dossier dans le cadre de la Commission des Infractions Fiscales puisque celle-ci n'est saisie qu'après la mise en oeuvre d'un contrôle fiscal et in fine la détermination d'un préjudice pour le Trésor. La question n'est donc pas de savoir si le Ministre pouvait bloquer son dossier dans le cadre du verrou de Bercy mais de savoir si l'administration était capable juridiquement et humainement de faire les contrôles du personnel politique en toute indépendance. Cette question a été tranchée par François HOLLANDE, reconnaissons le, avec la mise en place de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. Ainsi, le Ministre du Budget peut d'autant moins bloquer son dossier aujourd'hui que cette Haute Autorité a le pouvoir de transmettre au parquet compétent le résultat de ses contrôles. Le seul bémol réside toujours dans les moyens humains et juridiques de cet organisme, qui dépendent largement de ceux de l'Administration Fiscale. En tout cas, le verrou de Bercy est totalement hors sujet dans l'affaire CAHUZAC puisqu'aucun préjudice n'avait été déterminé lors des révélations de la presse qui ont précipité la chute du Ministre.

Sur les PANAMAS PAPERS, il faut rappeler que cette affaire est sortie en avril 2016 après que des rédactions de médias de 80 pays aient épluché 11,5 millions de documents confidentiels. Ces mêmes médias ont refusé de donner leurs investigations aux administrations compétentes. Ainsi, en 2017, expliquer que le verrou de Bercy agit comme une omerta sur les affaires d'évasion fiscale est sans aucun doute prématuré. Il faudra d'abord que les parlementaires nous expliquent quel service de l'administration est suffisamment calibré pour éplucher 11,5 millions de documents pour extraire les contribuables français frappés d'incivisme fiscal. Puis, en lisant le Livre des Procédures Fiscale, les parlementaires apprendront qu'un contrôle fiscal peut s'étaler sur plusieurs mois, d'autant plus s'il faut demander des informations à une administration étrangère. Bref, le verrou de Bercy sert de prétexte à des impatients.

Mais passons. Le plus grave n'est pas là. Non. Le plus grave réside dans le fait que les parlementaires peuvent voter des amendements sans s'apercevoir des conséquences. Certes, ce n'est pas nouveau. Mais là quand même... Le rapport de la Direction Générale des Finances Publiques sur son activité de l'année 2016 pointe plus d'1,3 millions de contrôles (quelle que soit la procédure, quelle que soit la nature du contribuable). Les parlementaires ont-ils seulement conscience que ni l'administration fiscale ni la justice n'ont les moyens humains pour préparer, présenter, examiner puis décider d'une poursuite judiciaire sur plus d'un million d'affaires ?

Alors, peut-être pour limiter le nombre des liaisons entre les deux administrations, des parlementaires ont proposé dans un amendement que la justice ne puisse poursuivre pour fraude fiscale que dans le cadre d'une enquête incidente. Ainsi, dans ce cadre, le parquet pourrait enquêter par exemple sur un abus de bien social commis par un dirigeant qui, bien entendu (on l'imagine bien), a omis de déclarer les sommes détournées. En fin de course, le parquet pourrait poursuivre le mis en cause pour fraude fiscale. Bonne idée ! Mais les parlementaires tournent en rond... Comment le parquet peut enquêter sur une fraude fiscale, donc au sujet d'un préjudice à l'encontre du Trésor, si ce préjudice n'est pas motivé, déterminé, évalué et certain ? Bref, comment peut-il y avoir un préjudice fiscal sans contrôle fiscal ? On ne sait pas et l'amendement ne le dit pas.

Pour finir, les officiers de police judiciaire (OPJ) qui travaillent pour le compte du parquet se posent toujours la question du cumul des infractions et de son utilité sur la peine. Est-ce que dans une affaire d'abus de bien social et de travail dissimulé il est utile que les OPJ passent du temps à investiguer sur la fraude fiscale pour que le dirigeant ait un mois de prison avec sursis en plus ? Dans des commissariats où trois OPJ manquent sur un effectif de six, la proposition des parlementaires est une provocation.

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 23:53

Eh bien voilà, les sondages ont encore vu juste en donnant François FILLON en troisième position.

Qui peut s'en étonner ? François FILLON a perdu la présidentielle le soir où il a été désigné le candidat de la droite et du centre, porteur d'un programme repoussoir et sans aucune ambition de rassemblement. Il persiste d'ailleurs aujourd'hui en indiquant qu'il était persuadé que son programme économique était le meilleur pour la FRANCE. Déconnecté ou débranché, je vous laisse le choix de l'adjectif.

Comme je l'ai déjà écrit, aucun diagnostic n'a été proposé à la réflexion (c'est vrai pour tous les autres candidats), à part la phrase marketing "j'ai fait mon programme avec les Français que j'ai rencontrés". Comme si des millions de Français avaient fait la queue devant son bureau pour lui demander 4 points en plus de TVA et la suppression de l'ISF.

Après une vague d'attentats secouant notre société depuis 2015, proposer moins d'Etat était totalement incompréhensible et à contre courant de l'attente des citoyens. En plus de cette erreur de diagnostic, de jugement ou de sens politique, il y a une faute de compréhension dans le fonctionnement de l'appareil d'Etat. A quoi bon recruter 5 000, 10 000 voire 20 000 policiers ou gendarmes supplémentaires, s'il n'y a plus d'effectifs dans les autres administrations pour répondre à leurs réquisitions judiciaires ?

Il fallait un programme centré sur le régalien, conservateur dans sa définition anglaise (on ne touche pas à ce qui fonctionne et les points de repères sont immuables pour conserver la Nation) et mettant en place un keynésianisme de l'offre, véritable cette fois-ci.

Le financement ? 150 milliards de dépenses fiscales (voire plus), allant du crédit d'impôt recherche (CIR) au crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), en passant par toutes les cases 7 de votre déclaration préremplie de vos revenus que vous venez de recevoir. Aucun contrôle d'efficacité, aucun bilan et... aucun sens de l'intérêt général : le ministre des Finances annonce à la radio qu'il interdit à son administration de contrôler le CICE... Se rajoutent les lignes de crédits à plusieurs centaines de millions d'euros, votées par le Parlement, pour soutenir des projets ou plutôt des modes, comme la prime pour les voitures ou vélos électriques. Je me demande encore quel corps d'Etat contrôle les conditions d'attribution de ces primes. Comme vous l'avez compris, il y a du choix quant aux dispositifs à mettre à la poubelle pour financer la baisse franche de la fiscalité et rapprocher le budget de l'équilibre.

En d'autres termes, l'appareil d'Etat ne peut pas être la variable d'ajustement des politiques publiques pour faire face au gaspillage perpétuel de l'argent public, surtout dans un contexte anxiogène qualifié de guerre par certains.

Je souhaite donc l'avènement d'une droite conservatrice de l'école anglaise, sous-tendue par la pratique du diagnostic et non par des théories inadaptées. Je dois néanmoins rester lucide : il reste peu de temps avant les législatives pour que la droite change ses schémas.

 

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 22:51

Oui, le blog a 8 ans... Il y a eu des moments fastes, de belles années où j'avais l'envie et le temps de commenter la politique française. Et puis avec l'arrivée du Président Normal, vous l'avez constaté : j'ai pris un peu de recul. Que voulez-vous que je défende en ma qualité d'avocat du diable ? Certaines causes sont irrémédiablement perdues, même avec la meilleure volonté du monde.

Si le quinquennat de Nicolas SARKOZY a été gâché par Nicolas SARKOZY, le quinquennat de François HOLLANDE a tourné au fiasco, ce qui ne constitue pas une surprise. Non seulement le Parti Socialiste n'a pas travaillé pendant les 10 années d'opposition sur sa raison d'être, mais les propositions idéologiques du Président Normal ne pouvaient qu'aboutir à l'échec, comme c'était prévu. Nous avons donc eu un pouvoir divisé, déconnecté et priant avec constance pour le retour de la croissance économique, croissance tuée dans l'œuf dès la loi de finances rectificative de l'été 2012. On notera que la primaire du PS a investi Benoît HAMON qui propose un modèle proche de la décroissance. Après avoir tout fait pour que la croissance n'arrive pas, on finit par croire que plus personne ne travaillera, comme nous le montrent tous les jours les Anglais ou les Allemands.

Mais nous voilà avec une campagne électorale, pour une élection présidentielle tout de même, qui fait vraiment froid dans le dos. Je suis consterné. Quel drôle d'avocat du diable je fais ! Tout d'abord les candidats ont tardé à attaquer Marine LE PEN et son programme ubuesque puisqu'ils ont tous intérêt à la retrouver au second tour. Cette stratégie conduit à installer des idées fausses et dangereuses pour notre pays. La sortie de l'Euro ? Les ouvriers du secteur textile français licenciés par centaines de milliers en 1992 après la dévaluation compétitive de la Lire savent que la mort de l'Euro affaiblira définitivement les économies européennes lancées dans une course à la dévaluation, l'Allemagne mise à part. Ainsi, il y aura en Europe un ou deux pays prospères, regardés avec des yeux ébahis par tous les autres, certainement empêtrés dans le même temps dans des problèmes insolubles pour financer la politique du revenu universel.

Et puis il y a les primaires. Un désastre. Cette méthode politique consiste à mobiliser les plus convaincus et politisés de son camp sans penser que le candidat retenu devra rassembler pour l'emporter. C'est ainsi qu'imputer les piètres intentions de vote de F. FILLON aux affaires, c'est oublier un peu vite qu'entre décembre et mi-janvier le candidat est passé de 29 à 23% dans les sondages quand la droite chiraquienne et balladurienne rassemblait 39% des suffrages en 1995 (SARKOZY + BAYROU = 50% en 2007). F. FILLON n'était tout simplement pas le bon candidat de la droite pour rassembler le plus grand nombre d'électeurs compte tenu de son programme et il est étrange que 3 millions de Français n'aient pas senti ces choses lors du duel avec Alain JUPPE. Je ne parle pas du cas HAMON, qui est encore plus caricatural.

Mais finalement, après 8 ans, qu'est ce qui choque le plus ? L'indigence des programmes. Le niveau de la classe politique semble glisser d'année en année. Ce n'est pas étonnant puisque personne ne propose un diagnostic du contexte français. Il faut, nous dit-on, comparer les programmes pour choisir le meilleur candidat. Néanmoins, nous devrions pouvoir comparer les diagnostics, comme un patient qui irait voir un second docteur pour avoir un autre avis médical. A quoi rime de supprimer 500 000 fonctionnaires et d'augmenter de 4 points la TVA ? Que vont devenir les commerçants des cités préfectures qui dépendent du fonctionnariat ? Qui propose la fin ou le contrôle des distributions d'argent public sous forme de réductions ou crédits d'impôts, d'allocations, de subventions, de primes et d'aides de toute sorte ? Qui propose l'évaluation de ces politiques publiques qui nous coûtent plusieurs dizaines de milliards d'euros chaque année ?

Voilà, après huit ans la Politique française régresse : son personnel ne fait plus de la politique à partir d'un diagnostic circonstancié et préfère proposer un programme conforme à son idéologie.

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 23:13

Bonjour à tous !

Non, il n'est pas trop tard pour vous souhaiter une excellente année 2017 pour vous et vos proches !

En cette période où beaucoup de gens sont malades, je complète mes voeux en vous espérant en bonne santé durant cette année... qui ne sera pas de tout repos !!

L'indigestion politique nous guette tous jusqu'en juin et votre repas de Noël gargantuesque va finir par ressembler à un menu enfant en comparaison. Bêtises, clichés, rêves, contrevérités, analyses tronquées, arguties... La période s'annonce difficile et certaines choses auront du mal à passer.

L'Avocat du Diable essaiera d'être à vos côtés durant cette période, avec des articles plus fréquents qu'en 2016 !

En 2012 je vous expliquais pourquoi le programme de François HOLLANDE allait virer au fiasco. Je ne me suis guère trompé et je vous encourage à relire ce que j'avais écrit. Je ferai le même exercice critique en 2017 et j'avoue que certains programmes m'irritent déjà !

Mais ceci est une autre histoire,

A bientôt.

 

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 22:11

Il s'en est passé du temps ! Et pourtant rien a changé !

 

Début 2014, les éditorialistes se payaient François HOLLANDE et Jean-Marc AYRAULT, doutant de leur pacte après l'utilisation à outrance de l'expression publicitaire de "choc".

En cette fin d'été, le premier ministre n'est plus le même mais les journalistes ont conservé avec raison leur ton acerbe : "la croissance est nulle, les dirigeant aussi...".

On comprend leur déception, eux qui ont oeuvré, à leur manière, à la victoire du camp socialiste. Pourtant, le désastre était prévisible (pour ne pas dire anticipé) et malheureusement tous les journalistes ne sont pas passés par ce blog durant la campagne de 2012... 

 

Mais l'exécutif est d'attaque et travaille nous dit-on. Il ne changera rien mais, ayant acquis de l'expérience dans la contradiction, il proposera de nouvelles mesures à la rentrée pour soutenir le pouvoir d'achat. Pourtant, il m'avait semblé que de nouvelles mesures avaient été prises en catastrophe en juillet pour exonérer totalement ou partiellement d'impôt sur le revenu plusieurs millions de foyers fiscaux. Dans l'urgence, cette équipe court derrière l'opinion et ne prend même pas la peine d'évaluer ses dispositifs : il faut sans cesse remettre 1 € dans le juke-box (enfin 1 €, c'est l'expression hein !).

Et le déficit ? La dette ? Quelles questions ! L'Europe, bien entendu.

 

Car après l'exécutif, c'est au tour de l'Europe d'être vilipendée. D'abord par le gouvernement, ensuite par les éditorialistes. Passons sur le premier, les déclarations de M. SAPIN n'ont par exemple aucun intérêt. Demander aux partenaires européens, qui eux ont fait des efforts, d'assouplir la politique monétaire est aussi ridicule que de leur demander de mettre en place les 35 heures. M. SAPIN montre toute l'arrogance française : les efforts ce n'est pas pour la France et les pays qui en ont fait beaucoup sont idiots car on peut négocier une rallonge à Bruxelles...

Non, le deuxième groupe est plus savoureux. Lisez ce cher Laurent JOFFRIN dans LIBERATION :"une saine colère populaire sanctionnera un jour la politique aberrante imposée depuis bientôt sept ans par la classe dirigeante européenne. Sept ans d'austérité, sept ans de malheur... La Banque centrale européenne a étranglé la croissance ; les oukases budgétaires de Bruxelles l'ont achevée... L'erreur de François HOLLANDE ? Tomber dans ce piège orthodoxe."

Tout simplement bravo ! Après avoir vertement critiqué la précédente majorité qui avait dopé les déficits et la dette, on nous explique aujourd'hui que le peuple est étouffé depuis 7 ans et qu'un peu plus de déficit serait le salut. Au fait, en ayant un déficit représentant 4% du PIB on arrive à 0% de croissance... Quel est le niveau de déficit estimé par M. JOFFRIN pour atteindre 1,5% de croissance, taux qui, selon les économistes, est à atteindre si on veut une embellie sur le front de l'emploi ?

 

On voit bien que la situation de la France ne peut se résumer à une dissertation d'économie de lycée comportant une thèse néoclassique et une antithèse keynésienne.

Il est sans doute plus intéressant d'être dans le réel pour voir comment fonctionne notre système économique et ainsi pouvoir détecter ses contradictions. Des exemples ? A quoi bon préserver un crédit d'impôt recherche d'un côté et aligner de l'autre l'imposition des revenus du capital sur ceux du travail ? A quoi bon mettre en place un crédit d'impôt compétitivité emploi d'un côté et maintenir voire augmenter de l'autre l'imposition des résultats de nos entreprises (l'une des plus élevée d'Europe) ? Le maintien d'une fiscalité élevée sert-il à financer des crédits d'impôts ? Espère-t-on une croissance sans investisseurs ?

 

On n'aura sans doute pas de réponse. On ne peut que constater que la croissance nulle du deuxième trimestre égale la croissance nulle du premier trimestre. J'en déduis pour ma part que la croissance nulle c'est la croissance normale sous une présidence normalement nulle.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 21:48

Mais quelle mouche a piqué toutes ces personnalités de droite et de gauche pour vouloir rendre public leur patrimoine ? Touchées au coeur par l'affaire CAHUZAC, elles se sont vautrées inutilement et dangereusement dans le piège de la transparence.

 

Inutile ? Je le pense. D'abord parce que les déclarations des uns et des autres sont incomplètes puisqu'il manque à chaque fois la moitié ! Pour rappel le patrimoine c'est l'actif et le passif, les avoirs et les dettes. Ainsi savoir qu'un tel a un appartement de 150 000 € n'a strictement aucun intérêt si on ne sait pas s'il a été financé par un emprunt, la vente d'autres actifs ou par de l'argent venu d'ailleurs... Où est la dette fiscale (le montant de l'I.R., de l'I.S.F., des taxes locales) dans ce qui est présenté ? Et puis il faut faire attention aux effets d'optique : des actifs pour 2 millions d'euros financés par l'emprunt font plus impressionnants que des actifs pour 500 000 euros financés illégalement...

D'autre part le patrimoine d'une personnalité politique dépend aussi du conjoint qui bien souvent n'en fait pas. Le fameux château de Jacques CHIRAC provient en réalité de la famille de Bernadette. De fait, une liste longue comme le bras de résidences secondaires ne veut pas dire qu'un élu s'est enrichi grâce à ses activités politiques.

Enfin le patrimoine est une photographie à un instant t et il peut se modifier entre sa publication et son exploitation, ce qui pourrait arriver par exemple avec une chute brutale de la bourse. De plus, entre deux photos, de l'argent sale peut transiter et quitter le patrimoine si la personne malhonnête veut le cacher.

Ainsi je ne vois pas bien l'intérêt de diffuser le patrimoine des élus à la terre entière d'autant, et c'est plus grave, que cela est pour moi dangereux pour notre démocratie.

 

Dangereux ? Je le crois. Tout d'abord ces déclarations commencent à desservir ceux qui viennent de les donner puisque les médias ont relevé des erreurs ou des oublis. En effet une maison acquise 100 000 euros dans les années 90 doit valoir un peu plus aujourd'hui. C'est une bonne leçon : on ne gagne jamais à vouloir prouver que l'on est plus vertueux que le voisin. Demandez à François HOLLANDE et aux socialistes, ces donneurs de leçons intarissables durant le quinquennat de Nicolas SARKOZY ! La politique et la démocratie ne sont pas des concours de vertu.

Ensuite, comme on l'a vu plus haut, il faut savoir décrypter les chiffres. Ce que l'on peut reprocher à ce grand déballage c'est qu'aucune grille de lecture n'est donnée aux citoyens de telle sorte que toutes les interprétations sont possibles. Dès lors je ne vois pas en quoi on fait disparaître le "tous pourris" avec cette action, qui donne encore plus d'armes à ceux qui veulent manipuler l'opinion.

Enfin je trouve que cela induit un biais dans le choix de nos représentants. Après le côté people, il y aura le portefeuille. Lui ? Il est trop riche, il n'a pas besoin d'aller siéger au Conseil Général ! Elle ? C'est tout ce qu'elle a ? Elle veut entrer à l'Assemblée alors qu'elle n'a jamais rien fait de sa vie ?

Vous l'aurez compris, je ne suis pas certain que notre République sorte grandie et fortifiée face à la malhonnêteté par l'application d'une idée aussi populiste.

 

Et si on arrêtait le sketch ? Il faut bien comprendre que ce n'est pas plus de voyeurisme exigé par une loi faite dans l'urgence qui va transformer une personne malhonnête en personne honnête. Et si on décidait que tous les ministres, les parlementaires, les maires des communes de plus de 20 000 habitants, les conseillers généraux et régionaux étaient contrôlés tous les trois ans sur leurs revenus et leur patrimoine par l'Administration fiscale ? Si on décidait que les agents devraient quitter ce service de contrôle après 3 ans d'exercice ? Si on donnait plus de moyens humain et juridique pour traquer la fraude fiscale et l'enrichissement sans causes ? Et si on tenait compte de la courbe de Laffer, démontrant que trop d'impôt tue l'impôt ?

 

Il s'agit donc d'une réflexion globale à mener et pour moi, agiter son patrimoine devant les caméras est totalement puéril, pour ne pas dire niais.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 14:42

Le Monde a réussi a me faire sourire avec son article du 30 mars sur le HOLLANDE Bashing. Il y aurait une radicalisation en France contre notre Président et elle viendrait nécessairement des proches de Nicolas SARKOZY et de l'extrême-droite, sans oublier les réseaux catholiques (sic).

Le Monde n'hésite pas à répertorier tous les quolibets grossiers (sic) qui habillent François HOLLANDE sur internet. HOLLANDOUILLE 1er, Président de Normalie, est en concurrence avec les aventures de FLAMBY ou NORMAL 1er. Certes, il y a sans doute mieux pour parler de notre cher Président mais je ne me souviens pas avoir vu un article du Monde sur le SARKOZY Bashing. Le NABOLEON le disputait au SARKOPHAGE sans que cela gêne. Pourtant nous n'étions pas encore en Normalie...

 

A ce phénomène de HOLLANDE Bashing, les quelques défenseurs (qui restent) de François HOLLANDE trouvent le moyen d'attaquer la droite au motif qu'elle ferait un procès en légitimité de notre cher Président. Oui, la droite n'aurait pas accepté le résultat de mai dernier et tente par tous moyens de démontrer l'incompétence du pouvoir exécutif.

Cette réflexion est profondément pathétique et fait ressortir les pertes de mémoire de certains. Tout le monde semble aujourd'hui avoir oublié le processus des primaires à gauche où déjà François HOLLANDE avait pu goûter au HOLLANDE Bashing : Vous imaginez François HOLLANDE Président de la République ? On rêve... Jolie phrase de Laurent FABIUS. Martine AUBRY avait, quant à elle, averti d'avance sur l'échec programmé du contrat de génération "qui coûte cher et qui ne produit aucun résultat". Or en matière d'échec elle s'y connaît tellement bien qu'on ne pouvait pas ne pas lui faire confiance sur ce point. Il faut dire qu'un enfant de 10 ans peut comprendre cette évidence : avant, les entreprises recrutaient de manière à ce que la personne partante puisse transmettre son savoir faire à celui qui arrive lors d'une période dite de tuilage. Grâce à François HOLLANDE, cette période est aujourd'hui financée par l'Etat. On se plaint parfois des effets d'aubaine de certaines mesures mais celle-ci est une aubaine à elle seule sans effets sur l'emploi.

 

Vous avez dit incompétence ? Inconséquence ? La campagne électorale avait été une nouvelle occasion de démontrer les incohérences et les manquements du programme du candidat HOLLANDE. Ce blog, dans ses articles, avait démonté toutes les mesures phares du programme socialiste qui, non seulement n'avaient aucune chance de faire revenir la croissance mais en plus pouvaient la freiner encore davantage.

Bref, pour ma part, j'accepte tout à fait le résultat de la dernière élection présidentielle. Je tiens cependant à faire remarquer que cela fait 18 mois que l'on sait que François HOLLANDE n'est pas apte à nous sortir de la panade, sauf à changer radicalement son programme.

 

Et puis dans l'incompétence de ce pouvoir socialiste, on trouve sa quintessence. On avait pu espérer que la taxe de 75% sur les revenus supérieurs à 1 000 000 € serait morte et enterrée suite à l'intervention du Conseil Constitutionnel. Non, elle demeure et elle sera payée désormais par les entreprises qui versent ces revenus. C'est économiquement, fiscalement et socialement une véritable bêtise. Economiquement d'abord, il est facile d'imaginer que les directions seront délocalisées pour échapper à cette taxe confiscatoire. On se demande bien comment le gouvernement entend restaurer la compétitivité et la confiance avec ce type de mesures. Fiscalement ensuite, cette taxe sera une charge supplémentaire pour les sociétés qui auront choisi de rester. L'impôt sur les sociétés (I.S.) s'appliquant (après retraitement) sur la différence entre les produits et les charges, il est mathématique que la base taxable à l'I.S. sera réduite. Je rappelle que les socialistes, alors dans l'opposition, racontaient que le rendement de l'I.S. des entreprises du CAC 40 était minime et qu'il fallait le remonter. Ont-ils compris ce qu'ils faisaient ? Socialement enfin, pour financer cette taxe, les sociétés concernées feront peut-être dans la modération salariale ou seront peut-être contraintes de licencier. A moins que les prix dans les magasins n'augmentent... Il fallait une mesure pour que le peuple vote à gauche mais c'est le peuple qui va payer l'addition à la sortie.Totalement invraisemblable !

 

Oui cette dernière mesure est la quintessence de l'incompétence des socialistes, la dernière pierre d'un édifice qui, je l'espère, s'effondrera en 2017.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 19:08

Alors que les élections présidentielles ont eu lieu il y a maintenant cinq mois on en trouve encore pour  taper sur Nicolas SARKOZY et son entourage.

Face à des sondages calamiteux pour l'exécutif, la presse de gauche se croit sans doute obligée de faire diversion. Mais dans cette ligne éditoriale on aurait pu au moins attendre des journalistes qu'ils sortent des informations nouvelles.

 

Or le Nouvel Obs fait fort le 5 octobre dernier avec leur information exceptionnelle : on apprend que les conseillers de François HOLLANDE ont ouvert les cartons abandonnés par l'ancienne équipe et ont découvert qu'Henri GUAINO émargeait à 244 000 € net par an sous l'ère SARKOZY. Le journaliste se permet un jugement de valeur décidant qu'il s'agit là d'un salaire mirobolant.

 

On se demande d'abord en quoi il peut s'agir d'un salaire mirobolant sans le mettre en rapport avec le temps de travail, les astreintes, les responsabilités et la qualité des missions effectuées.

Surtout Le Point n°2079 du 19 juillet 2012 en avait déjà fait état trois mois avant; je cite :

Les conseillers de François HOLLANDE ont découvert (ou fait mine de découvrir) que parmi les hauts fonctionnaires qui servaient Nicolas SARKOZY, l'un se distinguait par le niveau de son traitement, supérieur à celui du chef de l'Etat : Henri GUAINO, conseiller spécial, percevait en effet une rémunération brute annuelle de 244 000 €. Commentaire d'un conseiller actuel : "cette période est révolue. Désormais, aucun conseiller ne perçoit un traitement supérieur à 13 532 € nets mensuels. Comme le Président."

 

J'en déduis plusieurs choses :

- les conseillers de François HOLLANDE ont semble-t-il fouillé dans les cartons plusieurs fois : une fois en juillet et une fois en octobre ; tout comme ils ont rapporté à des journalistes différents, une fois en juillet et une fois en octobre...

- dans ce jeu du téléphone arabe entre l'Elysée et les journalistes, enfin les manipulés si vous préférez, la rémunération de 244 000 € est une fois brute et une fois nette

- l'oeuvre de la manipulation s'achève sur la comparaison du conseiller hollandesque entre un salaire annuel brut et un salaire mensuel net.

Une seule question ne se pose : quand finira-t-on de nous prendre pour des imbéciles ?

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 22:03

Le Président de la République, sans doute bien informé, a décidé d'aller à Grenoble hier soir pour déclarer que les crimes barbares de vendredi dernier ne seraient pas impunis et qu'il allait assurer la sécurité des habitants.

 

Cette farce médiatique a franchement de quoi donner la nausée. Car bien entendu il est clair que la décision d'interpeler les personnes mises en cause le lendemain à 6 heures avait déjà été prise par les forces de l'ordre. F. HOLLANDE a donc saisi l'occasion pour apparaître comme celui qui agit et qui a des résultats suite à ses incantations.

 

Même Christophe BARBIER a vu l'opportunisme hollandesque dans son édito de ce matin sur Itv. Effectivement, nous dit-il, comme le Président ne parvient pas à rassurer sur les sujets socio-économiques, il est contraint de se servir de Manuel VALLS pour montrer qu'il arrive à quelque chose.

 

Sauf que nous ne sommes plus sur un quai de gare où les journalistes sont invités à montrer un Président Normal prendre le train. Cet événement n'avait effectivement aucune espèce d'importance et il était dans le ton infantile de ce début de présidence. Ici il y a manifestement l'exploitation politicienne d'un drame et la captation des résultats des hommes de terrain ce qui est pour moi un pur scandale.

Le message est donc que François HOLLANDE a de gros muscles et qu'il va nous protéger. Manuel VALLS a quant à lui tous les honneurs car, paraît-il, il permet à la gauche d'être crédible sur les questions de sécurité. A la bonne heure ! Il était temps. Je rappelle simplement que le P.S. gère Grenoble depuis 1995 et qu'Echirolles est communiste depuis 1945.

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 22:55

J'ai pris quelques vacances ces dernières semaines, j'espère que vous ne m'en voudrez pas ? Il faut dire que d'autres ont travaillé à ma place. Il se trouve que les médias, même de gauche, commencent à avoir de sérieux doutes sur la capacité de ce nouvel exécutif à nous sortir de la panade. Malheureusement il est trop tard... Sur ce blog nous savons déjà depuis longtemps que les mesures hollandesques vont nous mener à la catastrophe. Quand le diagnostic est mauvais au départ le remède proposé ne peut rien... Sauf faire plus de mal. Mais nous aurons l'occasion d'en reparler plus tard.

 

Dans cette rentrée dramatique pour l'exécutif seule TF1 est sortie du lot en servant la soupe à Vincent PEILLON puis à François HOLLANDE. Rendez-vous compte ! L'ancienne majorité avait diminué le nombre de professeurs de 14 000 pour cette rentrée mais grâce au nouveau pouvoir socialiste tout s'est merveilleusement bien passé. 1 000 adultes supplémentaires ont été recrutés et ont permis d'assurer une rentrée sereine... J'en déduis donc qu'avec 13 000 personnes en moins l'Education Nationale arrive à tourner parfaitement bien. Malheureusement je ne comprends pas bien l'utilité des 60 000 recrutements qui s'annoncent. 12 000 000 d'élèves pour 850 000 professeurs, cela fait une moyenne d'un professeur pour 14 élèves. En 2017, sachons le, il y aura un professeur pour 13 élèves. C'est une drôle de priorité !

 

En revanche on aurait pu attendre de la majorité un plan pour remobiliser les Français autour d'une seule idée : la création de valeurs, la création de richesses. Mais dimanche dernier François HOLLANDE a cru bon de dégainer son agenda qui ressemble en réalité plus à une prière. Tout ira mieux fin 2013 et on pourra relâcher la pression en 2014... D'ici là les différents comités théodules se seront réunis pour paraphraser des rapports qui dorment déjà dans les placards et dont on connaît déjà les conclusions. D'ici là le redressement national s'apparentera à un redressement fiscal et on n'a encore jamais vu dans l'histoire que l'on pouvait redynamiser la création de richesses en dissuadant l'investissement. D'ici là François HOLLANDE sera peut-être parti en vacances en tandem avec sa compagne pour faire encore plus d'économies... Mais déjà des économistes prévoient une croissance nulle en 2013 quand le Président la fixe à 0,8%.  Nous avons des raisons d'être inquiets.

 

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