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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 16:59
A la suite du jugement rendu jeudi on peut effectivement se poser la question si le Président de la République n'est pas victime d'un procès politique et médiatique.
Certes Dominique DE VILLEPIN a été relaxé mais pour bien comprendre mes interrogations, voire mon indignation, il faudrait d'abord rappeler le contexte. J'ai déjà écrit un article sur ce procès où je pointais les contradictions de Dominique de Villepin qui expliquait qu'il était "là selon la volonté d'un homme" que chacun a pu reconnaître dans la personne de Nicolas SARKOZY. Et durant cette période un autre thème a secoué le landerneau judiciaire : la suppression du juge d'instruction après les propos du Chef de l'Etat et la remise du rapport du Magistrat LEGER en septembre dernier.


Ainsi à la lumière du rappel du contexte voyons ce qu'il s'est passé jeudi. Le jugement est rendu et Dominique de Villepin est relaxé. Il précise qu'il veut travailler pour les Français sans rancunes et sans rancoeurs, toujours persuadé qu'il est la victime d'un système voulu par le Président de la République.
Alors là il faudra m'expliquer : les deux juges d'instruction ayant enquêté sur l'affaire, que je pensais indépendants (o combien depuis la polémique sur le juge d'instruction), ont bien mis en évidence des éléments susceptibles de convaincre le procureur d'agir en justice contre l'ancien Premier Ministre.

Mais Dominique DE VILLEPIN n'a pas été le seul à s'exprimer jeudi dernier. Je ne pourrai pas citer tous les orateurs tant ils sont nombreux alors j'en ai retenu deux. D'abord François HOLLANDE a expliqué que Nicolas SARKOZY avait "voulu" ce procès et que le jugement rendu n'est qu'un retour de boomerang. Voilà un mensonge. Nicolas SARKOZY n'a pas été la seule partie civile dans ce procès et s'il n'avait pas voulu se présenter sur le banc des parties civiles le procès aurait eu lieu sans lui. J'ajoute, puisque Laurent FABIUS est à la mode avec Georges FRECHE, qu'il était partie civile dans ce procès tout comme Dominique STRAUSS-KAHN.

Ensuite Georges TRONC, député UMP villepiniste, a répété une nouvelle fois que Nicolas SARKOZY n'aurait jamais dû être partie civile. Cette réflexion n'a vraiment aucun sens et ce pour deux raisons. D'une part si la justice n'est pas indépendante, comme le pensent Dominique DE VILLEPIN et ses amis, alors le fait que Nicolas SARKOZY soit partie civile ou non n'a vraiment aucune incidence... D'autre part si Nicolas SARKOZY devait attendre la fin de son mandat présidentiel pour agir en justice (donc au plus tôt cela donne un procès en 2012 ou en 2013), qui aurait pu comprendre que l'on rejuge une seconde fois les mis en cause de cette affaire ??

En tout cas les médias ont porté aux nues Dominique DE VILLEPIN, véritable héro, qui a porté l'estocade contre son ennemi SARKOZY (qui lui en plus fêtait son anniversaire ce jour-là...) Quelle gourmandise dans les yeux des journalistes !!
En tout cas ils notent tous un climat d'apaisement puisque Nicolas SARKOZY s'est dit satisfait de ce jugement.


Vendredi matin le Procureur MARIN annonce que le Parquet fera appel... En effet selon lui non seulement toute la lumière n'a pas été faite sur cette affaire mais en plus dès lors que les deux principaux condamnés font appel de leur jugement on ne voit pas comment on pourrait les rejuger sans la présense de Dominique DE VILLEPIN. Il s'agit d'un appel de cohérence qui évite que les deux condamnés chargent un absent. 

Mais ces justifications n'ont pas suffi : pour Dominique DE VILLEPIN, ses amis et l'opposition cet appel du parquet est l'oeuvre de Nicolas SARKOZY.
Je suis consterné par ce procès d'intention médiatique mettant en cause le Chef de l'Etat et surtout l'indépendance de la justice... Car enfin quoi ! Si le parquet ne peut pas faire appel de peur d'être perçu comme étant à la botte du pouvoir, alors la justice n'est plus indépendante !! C'est parce que la justice est indépendante qu'elle peut se permettre d'interjeter appel. En plus d'un procès d'intention on agite une accusation sans preuves, basée sur le lien de subordination entre le Procureur et le pouvoir politique, que l'on semble d'ailleurs découvrir à cette occasion.

Pourtant le commentateur politique de Canal+, Nicolas DOMENACH (directeur adjoint de la rédaction de Marianne) ne s'est pas montré surpris ce vendredi à l'annonce de cet appel. Il a dit en substances : "certes le communiqué de la Présidence de la République était apaisant mais il parlait d'attendus sévères à l'endroit de Dominique DE VILLEPIN et bizarrement peu en ont parlé". Oui c'est un fait !! Tous les journalistes et politiques ont parlé du héro DE VILLEPIN sans faire état des attendus du jugement. Pourquoi ??

Les attendus ont certes montré le manque de preuves s'agissant d'une culpabilité de l'ancien Premier Ministre mais ont mis en avant tout le profit politique qu'il pouvait en tirer et son absence de réaction pour arrêter la calomnie.


Bref dans cette histoire la victime est bien Nicolas SARKOZY et non Dominique DE VILLEPIN... Il est quand même étrange de devoir le rappeler.


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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 22:04
La majorité se lance parfois dans des projets de lois compliqués ou peut-être trop en avance sur leur temps.

S'agissant de la burqa, pourquoi une commission parlementaire et des discussions à n'en plus finir sur la laïcité ou la liberté de la femme ?
Il suffirait sans doute d'insérer à la réglementation actuelle un article qui placerait toute personne dans les lieux publics dans les mêmes conditions que toute personne passant une photo d'identité valable pour les cartes d'identités et autres passeports. La tête doit être dégagée afin de faciliter l'identification... Rien d'exceptionnel... En plus cela permet de résoudre tous les problèmes sans se focaliser sur la burqa, tels les problèmes liés au port de la cagoule dans les manifestations.

S'agissant des "quotas" d'étudiants boursiers dans les grandes écoles, je pense que cette extrémité ne doit être envisagée qu'après avoir tout tenté. Or tel n'est pas le cas aujourd'hui.
Il faudrait d'abord rendre les cursus cohérents. Dès lors que l'on peut faire du Marketing à l'université à un coût "plus que raisonnable", je ne vois pas bien comment on peut arriver à convaincre une famille modeste d'envoyer son enfant dans une école de commerce à 40 000 € la scolarité de 3 ans.
On me répondra : oui mais il y a les bourses ! Certes. Mais dans ce cas il faudrait que les montants attribués soient facilement accessibles pour tout le monde pour choisir en connaissance de cause.
Il faudrait aussi en finir avec l'hypocrisie : je suis d'accord pour que l'on regarde l'origine sociale des étudiants d'H.E.C. ou de SUPELEC , mais il faudrait faire de même pour l'E.N.A. ou l'Ecole Nationale de la Magistrature... Il est vrai que l'idée de quotas d'élèves boursiers n'aurait pas de sens dans ces écoles puisque les élèves sont fonctionnaires et touchent à ce titre un traitement. Mais pour autant les concours de ces deux écoles renommées sont accessibles à des étudiants qui ont un cursus en droit classique et tout à fait linéaire. Alors j'ai fait des recherches : sur un joli site révolutionnaire, un article de janvier 2010 nous explique qu'il n'y a aucune diversité sociale à l'E.N.A. : seuls 12% des élèves sont issus des classes populaires. De plus le rapport De Silguy sur la réforme de l'E.N.A. pointait un autre problème : 75% des élèves sont issus de l'Ile de France... Que met en place l'Etat pour faire face à ces questions ? Pourquoi les enfants de familles modestes sont-ils sous-représentés ??
Enfin il y a l'orientation et la connaissance des méandres de l'enseignement supérieur. Car en plus des cursus linéaires, il y a les passerelles... Ainsi nul est obligé d'aller en prépa pour passer le concours d'une école de commerce. Il peut tout à fait entrer dans une telle école grâce à un concours adapté avec un BTS ou IUT en poche par exemple. Cela ne me dérangerait pas que l'emploi du temps des lycéens puisse contenir des heures "d'orientation" durant lesquelles ils pourraient s'informer sur les cursus, établir des stratégies pour atteindre leur objectif et en finir avec les légendes urbaines qui collent trop souvent à certaines formations.
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 11:12

En ce jour d'hommage de la République réservé à Philippe SEGUIN je me devais d'écrire ces quelques lignes sur celui qui a contribué à me faire aimer la politique.
Car Philippe SEGUIN n'était pas un homme politique comme les autres. La théorie et le dogme n'étaient en rien ses armes à la différence du personnel politique d'aujourd'hui. Non, sa force c'était sa reflexion qui lui permettait d'établir des diagnostics affûtés et bien souvent imparables. Sa préoccupation majeure ce n'était pas sa carrière, c'était l'intérêt général, c'était la République, c'était la France, comme tout vrai gaulliste. Et comme tout vrai gaulliste il savait dire non sans jamais abdiquer devant le prêt à penser.
En plus de son intelligence et de son indépendance d'esprit il restera pour moi comme l'un des plus grands tribuns de ces 25 dernières années. Son éloquence servait superbement son intelligence.

Alors voilà, je dois vous avouer quelque chose. J'ai appris "presque par coeur", sans le vouloir vraiment, quelques envolées de Philippe SEGUIN lors de meetings ou d'interviews. Je vous les livre avec délice.

Sans doute lors d'une convention du RPR en 1996, alors que les sondages sont dramatiques pour la majorité ; parlant des socialistes : " Cela se prépare avec gourmandise, le retour aux affaires... sans projet, sans programme, sans rien !"

Lors de la campagne des législatives de 1997, meeting de Chambéry :
" Les socialistes me font penser à ses ardoises pour enfants qui s'effacent toutes seules."

Lors de la campagne des régionales de 1998 :
" Ne leur donnez pas toutes les clés, ne leur donnez pas tout le trousseau... Car lorsque vous voudrez prendre l'air, vous vous apercevrez que vous êtes enfermés pour de longues années."

Sans doute lors d'une convention du R.P.R. en 1998, le jour même où Lionel Jospin attaqua violemment Jacques CHIRAC dans un discours à Brest :
" Lionel Jospin nous avait pourtant assurés ce matin à Brest que sa tête n'avait pas enflé... Si cela est vrai... Si cela est vrai... On lui conseillera alors de jeter un coup d'oeil à ses chevilles."

Sur le plateau de PPDA, sans doute en 1999, au lendemain d'une interview de Lionel Jospin dans laquelle le Premier Ministre avait expliqué qu'il avait généré les développements d'internet en France, Phillipe SEGUIN était invité à réagir :
" Il était assis là... Je... Je suis très ému !"

Probablement en 2001, compte tenu de l'augmentation de la criminalité sous le gouvernement Jospin, Philippe SEGUIN était interrogé sur l'action du Ministre de l'Intérieur d'alors, Daniel VAILLANT :
" Pour que le Ministre de l'Intérieur fasse quelque chose, encore faudrait-il qu'il y en ait un".


Je suis donc très triste, particulièrement triste. La France perd un grand homme politique ou plutôt un grand homme d'Etat. Qui pour le remplacer ??
Pour le moment je ne vois pas. Il laisse déjà un grand vide.

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 16:27
 Il peut sembler un peu tôt pour vous souhaiter un joyeux Noël. Pourtant comme je l'ai laissé entendre dans une réponse à un commentaire je suis "malade" et j'entre à l'hôpital demain pour une dizaine de jours. Mon blog fera donc une longue pose et je regrette déjà de ne pas pouvoir être réactif dans la réponse à vos commentaires.
Toutefois je compte revenir fin décembre pour faire un bilan de l'année 2009 et bien entendu pour vous lire. Alors à très bientôt !!
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 23:10

Les appels et autres pétitions se cumulent pour que le Ministre de l'Education Nationale, Luc CHATEL, revoit sa copie sur la Terminale S.
Le projet qui sera présenté demain prévoit que les lycéens de la filière scientifique ne feront plus d'histoire en terminale... histoire de se concentrer sur les matières scientifiques.
Ainsi le programme d'histoire géo sera alourdi en première (+ 1h30 de cours par semaine) et sera évalué à la fin de cette même année scolaire pour générer des notes pour le baccalauréat, telle l'épreuve de français.

Cette polémique, appuyée par les médias, est effrayante et en dit long finalement sur l'état de décomposition de notre système scolaire. Les propos tenus, de Max GALLO à Benoît HAMON, font poser deux hypothèses : soit ils ne connaissent pas l'enseignement de l'histoire géo dans les différents bacs, soit ils valident de fait une hiérarchie dans les bacs ce qui est tout à fait inacceptable.

Plus précisément l'enseignement de l'histoire géo s'arrête en première pour les bacs STI... Il en était de même d'ailleurs pour l'ancien bac SMS remplacé depuis peu par le bac ST2S. Si les arguments des historiens sont bons, alors je voudrais savoir pourquoi ils ne sont pas montés aux créneaux pour défendre leur matière dans les bacs où elle n'est plus enseignée en Terminale. Si l'histoire permettait de "former" des citoyens et nécessitait un enseignement jusqu'en terminale, alors je voudrais savoir pourquoi l'Etat forme des citoyens de seconde zone en maintenant des bacs sans histoire géo en terminale.

 

En ce qui me concerne, je vois dans cette polémique la domination étincelante de la voie générale et plus particulièrement du baccalauréat S. Elle révèle un mépris pour les autres bacs jugés sans doute inintéressants ou en tout cas pas assez généralistes pour susciter des pétitions de la part de grands noms.

 

La vérité dans cette affaire c'est qu'il y a un refus de trancher et d'assumer un système qui pouvait avoir un sens mais qui n'en a plus puisque tous nos futurs citoyens doivent voir les mêmes choses... Plus précisément :
Soit on fait un seul bac généraliste, sans séries, avec la possibilité d'approfondir une dominante en terminale. Ou soit on propose trois bacs généralistes (pourquoi pas quatre, cinq... pourquoi le droit n'est-il pas enseigné aux futurs citoyens ?) et alors on est obligé d'arbitrer entre les matières et surtout entre les épreuves. Et cet arbitrage laisse parfois songeur, j'en conviens bien volontiers. Par exemple pourquoi l'épreuve de langue vivante 2 se passe à l'oral pour la série ES et à l'écrit pour la série S ?
Bref ma préfèrence va pour un seul et unique bac généraliste avec une dominante en Terminale... ce qui éviterait des polémiques stériles, des options à la noix pour glaner des points, des hiérarchies et des épreuves différentes sans logique... Cette idée est d'autant plus judicieuse qu'arrivés dans l'enseignement supérieur tous les élèves sont mélangés et des remises à niveau doivent parfois être organisées pour ceux qui n'auraient pas vu telle ou telle partie de programme du fait de la série ou de la spécialité choisie pour le bac.
Cerise sur le gâteau : on n'entenderait plus Benoît HAMON sur la formation des futurs citoyens...

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 22:26
Retrouvez sur le totem de droite ma page sur la légitimité du débat sur l'identité nationale.
Vous pourrez également réagir à partir de cet article.
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Published by l'avocat du diable - dans Plaidoiries
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 22:35
Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit sur les médias... Mais je ne peux résister à la tentation de dire tout le bien que je pense du traitement médiatique de la Grippe A.
Je passe sur la période qui a précédé l'organisation de la vaccination de masse où tous les doutes ont été passés en revue concernant aussi bien la dangerosité de cette Grippe A que l'inocuité des vaccins proposés.

Non ici ce qui m'intéresse ce sont les reportages sur la campagne de vaccination. Celle-ci a débuté avec lenteur provoquant très rapidement (!) la raillerie journalistique : quelle extase de pouvoir annoncer qu'il n'y avait que quelques vaccinations par heure dans les centres !

Sauf que les personnes qui ont reçu leur bon de vaccination l'ont gardé sous le coude... Et en une semaine la tendance s'est largement inversée puisqu'il faut désormais plusieurs heures d'attente pour avoir le vaccin... Il fallait donc que les médias rectifient le tir, histoire d'être à l'unisson avec l'Histoire. Ainsi après s'être moqué du gouvernement qui aurait commandé trop de doses, les journalistes n'ont pas hésité un seul instant à prendre l'opinion à témoin en montrant ou en signalant des embouteillages de poussettes sous la pluie et dans le froid.
Les choses ne sont pas assez bien organisées nous dit on. Sans doute qu'il y avait des choses à améliorer dans le dispositif et ce qui a été annoncé ces derniers jours (convocations de médecins militaires, ouverture le dimanche, etc) montre bien que le gouvernement prend toute la mesure du problème.
Mais les médias, une fois de plus, ont fait preuve d'un manque de sérieux caractérisé qui a trouvé son point d'orgue dans un changement de ligne éditoriale de circonstance marqué par le suivisme. Pourra-t-on un jour évaluer l'impact des médias sur cette vaccination ?
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 11:37
La commission des Finances du Sénat a donc adopté lundi un amendement permettant de remonter le taux de T.V.A. dans la restauration à son niveau initial (19,6%).
C'était un avertissement sans frais paraît-il... L'amendement a été rejeté par la suite.
Les sénateurs ont donc voulu montrer leur mécontentement face à un manque de résultats probants du passage de la T.V.A. de 19,6% à 5,5%.
Les prix ont-il baissé ? Non d'après le Sénat.
Les embauches ont-elles augmenté en nombre ? Non d'après le Sénat.
La qualité a-t-elle augmenté ? Le Sénat n'en parle pas.
Les investissements ont-ils augmenté ? Le Sénat n'en parle pas.
Des restaurants ont-ils évité la faillite ? Le Sénat n'en parle pas.

Les Sénateurs jouent donc à faire peur, comme si la politique était un jeu. Mais dans cet exercice pathétique et ridicule, ont-ils oublié quelque chose ? Oui assurément. Si les restaurateurs s'en mettent plein les poches comme on le laisse entendre, l'Etat passera derrière avec de l'I.S. et de l'I.R. en forte augmentation. De plus valider cette mesure en pleine crise économique et 4 mois après sa mise en pratique, n'est vraiment pas très sérieux. Si la fréquentation baisse le maintien des prix donne l'espoir de compenser au mieux les pertes de chiffre d'affaires.

En revanche on ne peut que se féliciter quand des parlementaires s'intéressent à l'utilisation de l'argent public. Quand les sénateurs s'intéresseront-ils aux canards boiteux gâvés de subventions ? Et s'agissant des particuliers, est-on certain que les allocations familiales versées vont bien dans l'intérêt des enfants ?

Bref la petite cuisine du Sénat à base de restaurateurs passés à la casserole est peu inspirée. Carte des priorités à revoir de toute urgence !!!
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 11:33

Vous pouvez désormais retrouver certains de mes articles sur facebook.
Prénom : Avocat
Nom : Du Diable...

Vous pourrez donc les commenter, tout comme ici et les faire connaître à votre guise.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 18:01
Le sélectionneur de l'équipe de France de football, Raymond Domenech est très heureux. On le comprend. L'équipe de France a obtenu son billet pour l'Afrique du Sud (dans les conditions que l'on sait) pour la Coupe du Monde 2010.

Mais selon France Football Raymond Domenech aurait touché 862 000 € pour cette qualification. L'intéressé dément... En disant qu'il ne veut même pas en dire plus tant les faits sont faux. On ne peut finalement pas trop lui en vouloir... Car s'il a raison ce serait mieux que ce soit la Fédération Française de Football qui démente à sa place.

Toujours est-il que les 20 000 € /mois de Nicolas Sarkozy avaient fait polémique en 2007... A l'époque ce blog n'existait pas mais j'étais absolument sidéré par cette polémique puisqu'on trouvait normal qu'un Président de la République  Française touche la même paye qu'un Trésorier Payeur de Province.

Je m'étonne que le tout fric du football soit considéré comme normal... Mais bon après tout une personne qui critique les politiques c'est un populiste... Une personne qui critique le foot c'est un ringard. On a le pays que l'on mérite.
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  • : Le blog de l'avocat du diable
  • : Si j'en crois ce que j'entends ou lis ici et là j'ai l'impression d'être à contre-courant des polémiques ou des canardages médiatiques. Je vais donc me faire l'avocat du diable quand le besoin s'en fera sentir.
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