Samedi 14 novembre 2009

Alors que l'Assemblée Nationale vient d'adopter un amendement relatif à la fiscalisation des indemnités pour accident du travail, les premières indignations et surtout manipulations apparaissent.
Selon la gauche et des associations diverses cet amendement nuirait principalement aux plus pauvres car les plus pauvres sont les plus soumis aux accidents du travail. De plus, alors que Jean-François COPE mettait en avant le fait qu'il devait y avoir le même traitement entre les indemnités maladie et les indemnités accident du travail, des associatifs expliquent qu'on ne peut comparer une rougeole avec un accident du travail.

 

Il est peut-être temps d'arrêter de raconter n'importe quoi sur le sujet :

 

1/ Fiscaliser les indemnités pour accident du travail n'aura aucun impact fiscal sur les pauvres :

En règle générale les pauvres ne sont pas imposables ou sont dans les plus basses tranches d'imposition... En ayant à déclarer une indemnité pour accident du travail à la place du revenu du travail habituel, il paraît curieux de penser que le pauvre paiera plus d'impôt que l'année précédente... Dit autrement : puisque cette indemnité est toujours inférieure au revenu du travail le pauvre aura toujours moins à déclarer que l'année précédente.
Bref cet argument n'a aucun sens car si les pauvres sont les plus soumis aux accidents du travail (où sont les statistiques ?), ils sont les moins soumis à l'impôt sur le revenu...

2/ Fiscaliser les indemnités pour accident du travail est une mesure juste :
Il faut d'abord rappeler que les indemnités pour accident du travail sont fiscalisées pour les fonctionnaires.  La justice voudrait donc que les fonctionnaires et les salariés du privé soient soumis au même régime.
De plus si l'argument de la rougeole vu plus haut peut sembler percutant pour certains (ce n'est pas le cas pour moi), alors que dire de l'exemple suivant ??
C'est 12h, vous sortez de votre travail pour vous rendre à pied dans un restaurant d'entreprises. Une voiture vous renverse. Cet accident, parce qu'ayant eu lieu à la sortie de votre travail, sera qualifié d'accident du travail et l'indemnité perçue n'était pas fiscalisée jusqu'à maintenant.
C'est 15h le samedi, vous vous balladez en ville et une voiture vous renverse. Cet accident vous empêchera de travailler et vous serez en arrêt "maladie". Et l'indemnité reçue est fiscalisée...
L'inégalité de traitement est tellement injuste et tellement absurde qu'elle a certainement pu pousser certains à maquiller des accidents en accidents du travail. Mais chut !! Il ne faut pas le dire...

Par l'avocat du diable - Publié dans : Plaidoiries - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 29 octobre 2009
Une polémique par semaine, c'est bien cela ? Alors cette semaine pour donner du crédit à cette occurence on a sorti l'artillerie lourde. Certes c'est beaucoup moins grave que ce qui a agité le Landerneau les semaines précédentes.
Mais tout de même... Rendez-vous compte : Nicolas SARKOZY a eu l'outrecuidance de prononcer cette semaine un discours devant les agriculteurs... quasi similaire à un autre discours également prononcé devant les agriculteurs huit mois plus tôt. La vache !
Pour preuve : la définition de l'agriculteur est exactement la même, à la virgule près... ou pré je ne sais plus ! Mais qu'est-ce que c'est que cette bouse médiatique qui fleurt bon le ridicule ? Franchement... S'il avait donné une autre définition de l'agriculteur tout le monde aurait fini par le savoir.
Oui car j'ouvre une petite parenthèse : il existe des spécialistes qui notent tout. Ainsi il y a 8 mois N. SARKOZY avait félicité Michel BARNIER (alors ministre de l'agriculture) par deux fois . Et bien il a fait de même avec Bruno Le Maire.
Deux fois aussi !
Et donc avec une définition différente le monde de l'agriculture aurait été en émoi, enfin je vous passe : vous avez l'habitude maintenant.
En ce qui me concerne quand j'ouvre un dictionnaire je suis toujours ravi de trouver les mêmes définitions que huit mois plus tôt.  
En revanche ce n'est pas la première fois que Yann Barthès colle une interview à une autre pour essayer de démontrer que les politiques disent toujours la même chose... Mais qui ira lui faire une remarque pour l'inviter à se renouveler ??
Par l'avocat du diable - Publié dans : Réflexions - Communauté : Vos articles nous intéresse !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 29 octobre 2009
Les insecticides, y'en a assez.... C'est vrai. Alors la solution écologique qui a été trouvée depuis bien longtemps consiste à répandre des coccinelles pour dévorer les pucerons. C'est quand même beaucoup plus propre que de répandre des produits phytosanitaires.
Sauf que la coccinelle dévoreuse qui a été choisie pour cette lutte biologique est asiatique. Et elle a faim. Tellement faim  qu'elle en mange les larves des coccinelles européennes. Les spécialistes estiment qu'en deux ans la coccinelle asiatique devient l'espèce dominante sur un lieu déterminé.

Aujourd'hui tout l'Est de la France est envahi par cette coccinelle écologique... Au point d'être désormais considérée comme nuisible pour l'environnement. Des cultures ou des terroirs sont ravagés : les vignes des Etats-Unis sont certes très propres mais le vin qui en est tiré n'est plus vraiment le même.
De plus qui dit environnement dit homme... Ainsi certains villages et certaines villes sont malmenés par des nuages entiers de coccinelles asiatiques. Non, ce n'est pas un film catastrophe, rassurez-vous ! Nous sommes fin octobre et les coccinelles cherchent à tout prix à entrer dans les maisons pour faire un gros dodo bien au chaud durant l'hiver. Les façades des maisons exposées au sud sont donc rouges et noires et les coccinelles qui réussiront à entrer sans y être invitées formeront des boules compactes, comme une sorte d'essain en quelque sorte.
On me dira que cela ne pîque pas... Certes. Mais pourquoi la vente des larves de coccinelles asiatiques est-elle toujours permise ??
Les premières coccinelles asiatiques ont été vues à Bayonne récemment. Nous avons perdu nos coccinelles de notre enfance... Et il va falloir apprendre à vivre avec des coccinelles nuisibles qui vont sans doute changer nos mois d'octobre et de novembre ces prochaines années. Merci qui ??
Par l'avocat du diable - Publié dans : Réflexions - Communauté : Vos articles nous intéresse !
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 17 octobre 2009

Notre pays adore la polémique mais ces 15 derniers jours je ne suis pas certain que la France en soit sortie grandie. Après l'affaire Frédéric MITTERRAND, l'affaire Jean SARKOZY... A qui le tour suis-je tenté de demander ?

Ces polémiques sont doublement scandaleuses.
D'abord elles sont nominatives. Elles consistent à jeter un nom (et parfois un prénom en plus ! ) en pâture... Et là l'enchaînement est immuable : chasse à courre, jugement de valeur, procès d'intention et lynchage public. Et là tout est possible, même les arguments les plus incroyables  pour créer des effets de ricochet sur d'autres personnes. Exemple :
N. SARKOZY a nommé Frédéric MITTERRAND alors qu'il disait vouloir se débarasser de l'héritage de 68. Il est donc en pleine contradiction.
Les événements de 68 n'ont-ils pas un costume un peu trop large pour "expliquer" l'homosexualité, les rapports tarifés et le développement du tourisme sexuel en Asie du Sud Est ?

Elles sont sous-tendues ensuite par des jugements de valeurs... Et là cela pose un sérieux problème de légitimité pour ceux qui s'aventurent dans la tourmente.
Car juger les moeurs d'un homme cela pourrait être acceptable si le juge était irréprochable. Ainsi donner des leçons de morale de patronage à Frédéric MITTERRAND quand ses propres turpitudes de vie de couple ont parasité les ondes un soir d'élections est très curieux.

De même pour l'affaire Jean SARKOZY. Nous serions dans une république bananière d'Afrique, rien que cela... Admettons mais alors il faut se souvenir que cela ne doit pas dater d'aujourd'hui. Jean-Christophe MITTERRAND, fils de François, répondant au joli surnom de PAPAMADI, était le conseiller de son papa pour les affaires africaines entre 1986 et 1992. Françafrique, Angolagate... Tout va bien mais puisque c'est vieux et qu'en plus cela concerne le pouvoir socialiste d'il y a 15-20 ans, cela n'a absolument aucune importance.


En outre la connivence verticale ne doit pas faire oublier la connivence horizontale. Des conseillers généraux sortants et battus aux élections qui trouvent une jolie place de fonctionnaire territorial au sein du Conseil Général sur les injonctions de son Président , cela devrait choquer. Non. Aucune polémique. Et ce n'est qu'un exemple de solidarité entre élus parmi d'autres.
Cela s'explique sans doute parce que la connivence verticale a pour synonyme "dérive monarchique". Dire que la connivence horizontale est une "dérive républicaine", c'est forcément politiquement incorrect.

Toujours est-il que les critiques entendues ont été prononcées par des personnes qui n'avaient, pour moi, aucune légitimité morale pour le faire.


Mais revenons sur le coeur de l'affaire Jean SARKOZY.
On nous explique d'abord que les Français sont troublés. Face à la désinformation rien d'étonnant. Ainsi Laurence FERRARI, mardi soir, a clairement dit que la polémique était née du fait que Nicolas SARKOZY avait nommé son fils à la tête de l'E.P.A.D..
Je crois qu'en matière de désinformation on ne peut pas faire mieux puisque il y a deux erreurs dans cette information livrée à 10 millions de Français ce soir là :
1/ Le Président du Conseil d'Administration ne se nomme pas, il est élu par les membres du Conseil d'Administration composé par des élus des Hauts-de-Seine et de représentants des Ministères de tutelle.
2/ Si Jean SARKOZY est élu Président du Conseil d'Administration, ce ne sera que début décembre (donc la polémique porte sur un événement qui n'a pas eu lieu).

Ensuite la polémique se porte sur les compétences de Jean SARKOZY. Il est jeune (23 ans) et n'a que deux années de droit à son actif. Or l'E.P.A.D. gère des milliards alors mettre Jean SARKOZY à sa tête est inconcevable.
Si Jean SARKOZY n'a pas les épaules pour gérer l'E.P.A.D. cela n'a aucune importance... Car on ne lui demande pas de gérer cet établissement public. S'il est élu Président du Conseil d'Administration et bien il aura la charge de présider le Conseil d'Administration..
Ce Conseil d'Administration aura notamment à nommer un Directeur Général, qui lui pour le coup, devra avoir les compétences requises pour gérer cet établissement public.

Enfin se moquer de Jean SARKOZY sur son manque de diplômes est très injuste. Car sur son C.V. on trouve aussi son mandat de conseiller général depuis 18 mois et du Président du Groupe UMP au Conseil Général des Hauts-de-Seine. Non seulement les responsabilités électives donnent un savoir et un savoir-faire que l'université ne peut donner, mais en plus on comprend aisément qu'elles puissent gêner une scolarité.

La vérité sur cette affaire c'est que personne ne connaît réellement la vérité ! Tout le monde est parti tête baissée en se disant que Nicolas SARKOZY était à l'origine de cette affaire en poussant son fils. Or il se peut que Jean SARKOZY ait mis son père devant le fait accompli. N'oublions pas que Jean SARKOZY a changé le cours de l'histoire à Neuilly en mettant "out" la liste UMP de David Martinon lors des élections municipales de 2008. Jean SARKOZY est sans doute un animal politique... comme les autres.



 





Par l'avocat du diable - Publié dans : Plaidoiries - Communauté : Politique française
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 28 septembre 2009

Alors qu'il est de bon ton de critiquer l'attitude de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream, pourtant l'une des quarante victimes de ce dossier, je voulais livrer mon indignation face à l'attitude de Dominique de Villepin et de ses avocats. Car trop c'est trop.

L'ancien Premier Ministre a d'abord mis en doute l'intégrité de la justice en parlant de pressions politiques. En ce qui me concerne c'est bien la première fois que j'assiste à une quasi conférence de presse d'un prévenu dans la salle des pas perdus d'un tribunal. C'est bien la première fois que j'entends un prévenu dire le droit devant micros et caméras en donnant un verdict... Et quel verdict ! Il s'"auto blanchi" au nom du peuple français. Cette mascarade est clairement une tentative de pression sur le Tribunal et ce en son sein. Elle est pour moi inacceptable.

Mais il n'a pas fait que parler de pressions politiques. Il a livré le nom de son instigateur : le Président Nicolas Sarkozy. Rien ne le dérange... C'est bien la peine de faire des effets de manchettes ridicules sur un lapsus et le respect de la présomption d'innocence, si c'est pour accuser sans preuves le Chef de l'Etat dans un procès instruit à charge. 

Dernier rebondissement aujourd'hui : il assigne Nicolas Sarkozy pour atteinte à la présomption d'innocence. L'affaire dans l'affaire ou comment faire diversion et de la pub gratuite pour soi et ses avocats.
Dominique de Villepin avait dit qu'il attendait le procès sereinement pour pouvoir s'expliquer. Attendre un procès sereinement c'est très bien. S'expliquer dans la sérénité c'est encore mieux.

Par l'avocat du diable - Publié dans : Réflexions - Communauté : Politique française
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Catégories

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés